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Une économie au ralenti, des lieux encore fermés, des restrictions d’ouverture, des salariés contraints de rester à la maison pour garder les enfants, des rassemblements de personnes limités. Autant de contraintes qui nous sont imposées pendant cette crise sanitaire. Les entreprises sont très touchées, les dirigeants essaient de ruser d’ingéniosité pour faire un minimum de business et parfois celui-ci est payant !

 

A CHACUN SA STRATÉGIE : ARRÊTER, ATTENDRE OU FONCER ?

Beaucoup de dirigeants pilotent actuellement leur entreprise en vivant au jour le jour sans connaître les perspectives économiques, sans savoir quand la totalité du personnel sera de nouveau 100 % au travail. Les premières incertitudes sont liées à la durée et à l’ampleur de cette crise.

Trois stratégies cohabitent :

  • Arrêter son activité car les perspectives ne sont pas encourageantes ou tout simplement parce ce que l’opportunité de vendre s’offre au chef d’entreprise. Celui-ci peut alors se trouver dans deux cas de figure : soit il est usé par toutes les péripéties qu’il a vécues dans  sa vie d’entrepreneur, soit astucieusement, il constate que son marché s’est arrêté et qu’il convient de saisir cette opportunité pour réaliser son entreprise. Un chef d’entreprise a tendance à l’être toute sa vie. Même après la cession ou l’arrêt d’une activité, il rebondit, très souvent, en créant une nouvelle activité
  • Patienter et attendre que l’orage passe. La stratégie consiste à minimiser ses charges fixes, conserver sa réserve financière si elle existe et utiliser dans l’intervalle toutes les aides mises à disposition par l’Etat. Tout ceci pour être fin prêt au moment du redémarrage. Souvent les dirigeants ont une grande appréhension de l’avenir compte tenu des effets d’expérience conjoncturelle ou personnelle.
  • Investir en saisissant l’opportunité de créer une nouvelle activité ou un nouveau concept, en modernisant son outil de production, en renouvelant le matériel, la décoration, en adaptant son activité à un nouveau marché. Autant de leviers que détecte le dirigeant d’entreprise : pour lui le seul moyen de subsister c’est de foncer.

Ces trois stratégies sont diamétralement opposées et il n’y en a pas une qui soit meilleure qu’une autre. C’est l’état d’esprit du dirigeant et le marché qui déterminent l’adoption de l’une de ces trois stratégies. 

 

AJUSTER SON BUSINESS ?

La crise sanitaire actuelle a impacté très soudainement la manière de consommer. Ce changement s’est imposé au consommateur du fait des mesures prises par le gouvernement.

Les commerçants ont été pris de court surtout dans le domaine alimentaire. Les courses sont maintenant davantage faites à proximité, les achats récupérés en drive ou livrés. Le consommateur ne peut plus toucher les articles avant de les acheter,  mais seulement les voir, soit sur le lieu de vente, soit sur Internet de manière virtuelle. Dans ce contexte, certaines entreprises ont su adapter leur process de vente en passant notamment par “click and collect”. Elles ont su rendre leur produit disponible sur internet, canal de distribution qui était jusqu’alors inenvisageable pour elles. 

Autre conséquence de la crise, le télétravail qui s’est démocratisé. En 2017, 3,0 % des salariés déclaraient pratiquer le télétravail au moins un jour par semaine (INSEE). En avril 2020, c’était 25 % des salariés qui ont travaillé depuis leur domicile. Cette nouvelle façon de travailler a engendré de nombreuses questions et aménagements : les locaux, la manière de manager, de piloter son entreprise, de faire du commerce sur les routes. Certaines grandes entreprises de commerce de gros se sont rendues compte que les commerciaux en télétravail pouvaient être aussi efficaces en travaillant de leur domicile !

Cette manière de vendre s’adapte à quasiment l’ensemble des secteurs d’activité… Qu’est-ce qui n’est plus livrable ? Qu’est-ce qui ne peut plus être commercialisé par internet ? Qu’est ce qui permet de limiter les déplacements. Autant de questions que se posent bon nombre de chefs d’entreprise.

 

SE RÉINVENTER ?

Certains secteurs d’activité se sont totalement réinventés du fait de besoins supplémentaires liés à l’urgence sanitaire. C’est l’exemple de l’entreprise MAHLE-BEHR qui met à disposition ses locaux et son personnel pour la fabrication de masques. C’est l’exemple de MICHELIN qui remonte une industrie de fabrication de masques. C’est encore l’exemple de distillateurs qui fabriquent de la solution hydro alcoolique. Autant d’exemples qui démontrent qu’en cas de nécessité les entreprises sont très adaptables.

Certains chefs d’entreprise se rendent compte que leur business risque de souffrir dans les prochains mois, soit parce qu’il est lié au tourisme, soit parce que les matières premières sont devenues trop rares et donc plus chères. Cependant, ils affichent la volonté de conserver leur affaire, en ciblant une autre clientèle, ou en utilisant d’autres procédés et d’autres matières. C’est la cas des restaurants gastronomiques qui ne visent plus uniquement une clientèle dite aisée et qui concoctent des plats plus abordables. Ils ajoutent également des éléments différenciateurs liés au packaging ou aux services.

 

ÉCHANGER ET PARTAGER

En cette période d’incertitudes, votre expert-comptable, tiers de confiance de votre entreprise est le partenaire idéal avec lequel vous pouvez échanger et confronter vos idées. Il vous renverra des notions qui ne sont pas uniquement comptables et financières et vous enrichira de son expérience ou de celle des autres chefs d’entreprise qu’il accompagne et conseille au quotidien.

Que vous ayez décidé d’arrêter, d’investir ou de vous réorganiser, il déterminera avec vous les limites et les conséquences de votre projet.

N’oubliez pas que la communication est également un moyen de partager sur vos projets et de porter vos salariés, vos clients et vos partenaires malgré les épreuves.

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